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       2. Canada

ORIGINE DE LA FONDATION CANADIENNE
 
Au tournant du 20e siècle, la persécution religieuse en France oblige les Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus à chercher d’autres horizons. À la demande des Pères Oblats de Marie Immaculée du Canada, cinq religieuses arrivent à Ottawa en 1902. Elles acceptent courageusement de débuter dans un service domestique pour bientôt retrouver les œuvres qui reflètent leur identité et leur charisme. Elles s’adaptent aux coutumes du pays et s’initient aux méthodes et aux programmes d’enseignement. On les apprécie pour leur simplicité, leur discrétion et leur courage.
 
 
 
LES LIEUX D’INSERTION 
 
Rapidement avec l’affluence des vocations, on retrouve les soeurs dans les paroisses longeant principalement les rivières de la Gatineau et des Outaouais, l’est franco-ontarien, le sud de l’Ontario, la région de Montréal et des Laurentides. Elles sont proches des gens à la manière d’Angélique. Elles ouvrent aussi quatre pensionnats pour jeunes filles. Le désir missionnaire les amène dans le Grand-Nord canadien, le Cameroun-Tchad, le Pérou, la Papouasie-Nouvelle-Guinée. le Honduras.
 
En 1961, étant devenues plus nombreuses, les sœurs forment deux Provinces selon les divisions géographiques de l’Ontario et du Québec. Elles sont à nouveau réunies en 2005.
La majorité des sœurs habitent maintenant la grande région d’Ottawa/Gatineau.
 
 
LA MISSION 
 
Au fil de l’histoire, outre le service dans les institutions qu’elles ont conservé plusieurs années et l’éducation qui est le principal lieu de mission, les sœurs s’investissent aussi dans le domaine de la santé, de la pastorale et du social. Aujourd’hui, on les retrouve aussi dans l’aide aux pauvres et aux nouveaux arrivants ainsi que dans l’accompagnement psychologique et spirituel des personnes. Même à l’âge de la retraite, elles ont toujours le cœur largement ouvert aux besoins des différents milieux.
 
 DES TEMOIGNAGES DE VIE...
 
Je suis là !
 
"Je continue ma mission auprès des Africains... Je fais de l’aide aux devoirs à des femmes qui vont à des cours donnés aux immigrants et pour celles qui sont confrontées à des problèmes de la vie quotidienne qui les dépassent, je suis là ! Je rencontre un enfant charmant venant du Mali dans le cadre de la lecture à domicile, cela me permet d’entrer en contact avec d’autres Africains. Je me suis engagée dans un comptoir familial. Beaucoup de relations intéressantes avec les bénévoles et aussi avec ceux qui fréquentent ce centre. Je me réjouis de pouvoir travailler avec des gens qui se donnent à cent pour cent. J’apprends beaucoup de ces laïcs, entre autres, leur grande disponibilité et leur joie de vivre. Je me sens dynamisée par toutes ces personnes qui fréquentent le centre. Cet engagement m’a aussi permis d’aider une des femmes africaines dans le besoin."
Anne-Marie Stringer - s.s.c.j
 
Vivre à plein la mission
 
"Dans notre petit coin tranquille de Lancaster, toute circonstance nous pousse à manifester des gestes de tendresse, d’accueil et de compassion. Sa compassion, nous la vivons envers les personnes âgées autonomes à la Résidence ou semi autonomes au Foyer, dans la pastorale aux personnes retenues à la maison et aux malades en soins palliatifs. C’est un projet qui nous fait vivre à plein notre mission. Mais impossible de vivre cela sans un accueil inconditionnel. Les gens frappent à notre porte sans hésiter, appellent à toute heure du jour ou tout bonnement nous retiennent après la messe. Sentent-ils une oreille remplie de tendresse qui les porte à demander un service ? Dieu se présente à nous sous de multiples facettes."
Georgette Thibault - s.s.c.j et Jeannine Bissonnette - s.s.c.j
 
Un « ange » passe
 
"C’est ainsi que me perçoivent et me nomment les deux familles que je fréquente depuis cinq ans déjà. Un couple de parents a à vivre au quotidien avec un enfant qui fait de la dysphasie, de la dysphagie et de la dyspraxie tandis que l’autre est atteint de fibrose kystique. Je suis soutien moral, accompagnatrice dans les hôpitaux, répit pour les parents gardant les enfants à domicile. J’accomplis différentes tâches ménagères et j’accueille les enfants à la maison pendant vingt-quatre heures ou plus. Par ma présence règnent paix, joie, bien-être, sécurité, réconfort, me disent-ils. C’est pour moi une expérience enrichissante et comblante ... C’est plein de vie là-dedans ..."
Nicole Alarie - s.s.c.j
 
Vers l’autonomie des analphabètes
 
"Le C.É.B.O est un organisme qui me tient à cœur car il rejoint le charisme d’Angélique. J’y ai semé plusieurs années et je récolte aujourd’hui une foi et une estime de soi grandissantes chez mes apprenantes. Elles me disent très souvent : "Je suis capable". C’est vrai dans la lecture mais surtout dans leur vie. Très consolant !"
Marie-Paule Clément - s.s.c.j
 
Présence
 
 
 
 
"Au contact de mes frères et sœurs musulmans, j’ai compris combien l’amour de notre Dieu est grand et dépasse toute connaissance humaine."
Colette Gauthier - s.s.c.j
 
 
 
 
 
 
 
Lucile Champagne, s.s.c.j
a fondé une Entreprise Sociale pour habiliter des immigrantes à un emploi qui les insère dans la société, dans le cadre d’une écologie active.
(Lucile dans un atelier de couture de la Coop)

 

 



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