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       Faire Mémoire

16 novembre chez les sœurs du Sacré-Cœur de Jésus !

Quelques rappels historiques.

 

Tout a commencé simplement, petitement. Hantée par la misère et décidée à y porter remède sur St Jacut, Angélique Le Sourd se réunit avec trois de ses compagnes : Julienne, Jeanne Monnier et Françoise Richard. Elles décident de vivre ensemble pour être plus à même de faire le bien, et c’est ainsi que le 25 avril 1816, naît, sans le savoir à cette époque, notre Congrégation.

 La mort frappe à la porte. Françoise Richard meurt le 7 avril 1820. Trois autres plus jeunes se joignent au groupe et le 29 septembre 1828, elles sont six à faire profession. Julienne Monnier (Sr Saint Joseph) meurt le 4 décembre 1833, Jeanne Monnier (Sr Sainte Anne) meurt le 22 septembre 1834.

 Qui étaient-elles, celles qui pouvaient entourer notre chère Fondatrice le jour de sa mort ?

Trois des cinq qui firent profession avec elle : Angélique Pédron (Sr Saint Michel) Thérèse Duval (Sr Saint Jean) et Jeanne Hallier (Sr Sainte Marie) auxquelles s’ajoutent trois autres qui firent profession plus tard : Mathurine Méhat (Sr Saint Pierre) le 8 avril 1830, et les deux dernières professes du 21 juillet 1835 : Mathurine Haudier (Sr Sainte Anne) et Perrine Dabo (Sr Saint Joseph).

 Il ne reste aucune trace écrite de ce 16 novembre. Il nous est permis de penser que se retrouvant à six, comme au jour de la première profession, elles ont trouvé force et consolation dans les paroles du Père Deshayes, probablement prononcées au cours de l’été précédent : Votre œuvre est l’œuvre de Dieu ! Notre fondatrice et ses trois compagnes doivent veiller sur la graine jetée en terre comme bénédiction !

 Un autre 16 novembre marqué par une autre naissance au ciel : celle de Mademoiselle Anne-Marie-Jeanne-Angélique Budes de Guébriand en 1674 à l’âge de 23 ans à Rennes. Issue de la noblesse bretonne, favorisée dès sa tendre enfance d’inspirations divines auxquelles elle était fidèle, elle entra au couvent de la Visitation comme pensionnaire. Elle conçut le projet d’établir une Congrégation et craignant de mourir avant d’avoir pu fonder cet Institut elle en laissa la responsabilité à sa mère Madame Budes. Celle-ci se donna entièrement à l’établissement de la communauté de La Retraite qui au fil de l’histoire est à l’origine de la Fraternité Notre-Dame de Rennes.

 Nos deux histoires se sont rencontrées aboutissant à la fusion votée au Chapitre de 1989 et approuvée par Rome. Le décret du 14 mars 1990 statue que l’Institut appelé ‘Fraternité Notre Dame’ pourra s’unir avec l’Institut appelé ‘Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus’. Monseigneur Boussard, évêque de Vannes, présidant la célébration d’accueil, nous invite à reconnaître qu’il y avait aujourd’hui un signe de Dieu dans cette rencontre de vos deux Congrégations pour en faire renaître UNE SEULE... Faites confiance à l’avenir.

 Yvette Guyot, sscj

 



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