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       Un peu d'histoire !

De Saint Jacut les Pins à Peillac, en Morbihan ...

A l’occasion de la journée de la vie consacrée, célébrée en la fête de la Présentation de Jésus au temple, les Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus ont témoigné de leur histoire.

A l’origine de la Congrégation, une femme de Saint Jacut : ANGELIQUE LE SOURD. A la Révolution française de 1789, elle a 22 ans. Au risque de sa vie, elle permet aux prêtres qui ont échappé à la mort ou à l’exil, d’exercer leur ministère ; elle multiplie les gestes de charité ...
La tourmente passée, le spectacle des ruines laissées par la Révolution fait germer au cœur d’Angélique le désir de consacrer sa vie à aider les prêtres à ranimer la foi et à restaurer les mœurs.
Trois de ses compagnes vont rejoindre son projet. Sur le conseil de leur recteur, elles décident d’habiter ensemble pour être plus à même de faire le bien en mettant en commun leurs ressources et leurs aptitudes. Le 25 avril 1816 l’Abbé Barbé installe ces quatre femmes dans une modeste maison du bourg de Saint Jacut. L’œuvre de celles qu’on appellera alors les « Sœurs de Saint Jacut » est née. Comme toute association cette communauté naissante doit être reconnue officiellement. Elle le sera d’abord pour assister et visiter gratuitement les malades indigents de la commune de St Jacut et pour l’éducation gratuite des enfants pauvres. Les malades, les enfants ... deux domaines -qui s’élargiront plus tard- mais qui sont restés la principale mission des sœurs. Les Fondatrices vont l’exercer avec simplicité, humilité, charité, s’en remettant toujours à la Providence et se rendant très souvent prier la Vierge du Pont d’Arz.
Quelques années après la profession des six premières sœurs - dont Jeanne Hallier, de Peillac-, vue la rareté de nouveaux membres, la perspective de rejoindre une autre congrégation se pose. Le Père Deshayes, curé d’Auray et lui-même fondateur de Congrégations est contacté. Frappé de l’humilité profonde et de la charité de chacune des sœurs rencontrées, il leur dit : « Votre œuvre est l’œuvre de Dieu. Restez ce que vous êtes ».
Plus tard, l’arrivée de nouvelles vocations permit l’ouverture de quelques maisons, parmi lesquelles : Peillac. Après quelques péripéties qui faillirent confier l’école aux Sœurs du St Esprit, le 26 juillet 1842, les sœurs de St Jacut arrivaient à l’école ; elles y resteront 144 ans et Peillac donnera plusieurs sœurs à la Congrégation. Parmi les nombreux religieux, religieuses issus de Peillac, l’Institut compte encore, à ce jour, 7 sœurs et 34 sont décédées.

Les lois sectaires de la fin du 19è et du début du 20è siècle ont porté un coup dur à toutes les congrégations. Les sœurs ont dû quitter leur habit religieux pour avoir droit d’enseigner. Devant la menace de dissolution de la Congrégation, il a fallu trouver de nouveaux lieux d’apostolat. L’Eglise nous a alors accueillies en Afrique du Sud, Belgique, Canada, Texas, Angleterre.

Des lois civiles successives et les besoins de la société ont aussi provoqué la Congrégation à évoluer :
*Au plan enseignement, il a fallu préparer le brevet, le CAP, le baccalauréat, des licences pour être autorisées à enseigner dans les écoles primaires, les collèges ... Les rudiments d’hygiène, de cuisine, de couture, de puériculture, donnés aux jeunes filles après leur scolarité, ont fait sentir la nécessité de créer, à Saint Jacut, une véritable Ecole ménagère, embryon de ce qu’est aujourd’hui l’ISSAT.
*Les soins médicaux, étaient appris auprès des sœurs aînées ; il a fallu passer le Diplôme d’Etat d’infirmières, d’aides-soignantes ...
*Des sœurs ont été formées comme éducatrices spécialisées, agents de pastorale, aide-ménagères, assistantes sociales ...
*Le vieillissement des parents des sœurs qui demandaient souvent la présence de leur fille religieuse à leur côté, a fait naître l’actuelle Maison d’Accueil Angélique le Sourd.

A partir de 1956, pour répondre à l’appel de l’Eglise, des sœurs - dont 7 de vos paroisses- sont envoyées : au Cameroun, Tchad, Pérou, Madagascar, Irlande, Mexico, Papouasie Nouvelle-Guinée, Honduras.
Une communauté vient de s’ouvrir dernièrement aux Philippines ! 
La chute des vocations nous a malheureusement obligées à fermer le Tchad, l’Irlande, le Pérou, le Honduras. Les sœurs du Cameroun -où se trouve Marie Françoise Danet- ont dû quitter, par prudence, les communautés plus au Nord. Elles restent très inquiètes par suite de l’avancée de Boko Haram. Nous les confions à votre prière.

La paroisse de Saint Perreux a bénéficié de la présence des Sœurs durant 146 ans ! À St Vincent les sœurs sont présentes depuis 88 ans. A Saint Jacut, la Maison-Mère abrite une centaine de sœurs, certaines encore actives, toutes ont pour principale mission la prière ... Des petites communautés satellites gravitent autour, dont la communauté provinciale animatrice des Sœurs de France.

Au cours de notre histoire, deux Congrégations sont venues nous rejoindre : les Filles de Sainte Marie de Gacé (Orne) et les Sœurs de la Fraternité Notre-Dame de Rennes. Ensemble, nous demeurons gardiennes et actrices du charisme de tendresse et de miséricorde qui nous a été transmis.


Ranimer la foi, restaurer les mœurs, 200 ans après Angélique, ne serait-ce pas raviver la confiance en la vie, la confiance en Dieu et être, partout, des experts en communion  ?

Paroissiens de Peillac, Saint Jacut, St Vincent, St Perreux, avec nous, priez et encouragez la réponse de jeunes à l’appel du Seigneur ; avec nous, remerciez-Le pour tout ce qui a été initié par ANGELIQUE LE SOURD et pour que nous sachions tous, comme elle, lire les signes de notre temps et demeurer passionnés pour Dieu, passionnés pour nos frères et sœurs.

Au nom des quelques 490 filles d’Angélique à travers le monde, dont 220 en France, au nom des hommes et femmes associés aux Sœurs du Sacré Cœur, je vous remercie !

Peillac, dimanche 1er février 2015
Sr Bernadette Goibier

Voir aussi : http://56allaire.free.fr/vie_parois...



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